Architecture

UN DÉCOR EXUBÉRANT

Quand Hélène Martini imagine Raspoutine en 1965, c’est immédiatement à Erté qu’elle songe pour en dessiner les décors. Un univers théâtral et extravagant, comme une représentation fantasque d’un cabaret russe.

Erté dessine une multitude d’alcôves tendues de velours rouge, habille les escaliers majestueux de tissus chamarrés, distille lustres et dorures, met en valeur les bois sculptés, couvre le bar de peaux de loups. La maison russe, qu’il « considère un peu comme la sienne », est née. 

Tapissés de fourrures et de velours écarlates, de dentelles et de broderies mordorées, les établissements Raspoutine n’ont rien perdu de leur aura légendaire. Reprenant les codes de l’architecture russe, chaque détail suscite l’étonnement et l’émerveillement.

Velours, lustres chinés, vitraux, moquette, tableaux anciens, bois sculpté et tissus brodés… des éléments incontournables dans chacunes des adresses Raspoutine.

« J’ai mis tout mon enthousiasme à décorer ce lieu, que j’adore », écrivait Erté. 

Un demi-siècle plus tard, la légende continue de se graver, plus ardente que jamais… 

Fermer